L’évaluation d’une startup relève de l’art plutôt que de la science. L’opération repose sur la sagesse et la perspicacité de l’entrepreneur, mais obéit à des formules spécifiques. Une entreprise naissante ne peut encore se permettre de collecter des données de grande envergure. Cependant, d’autres outils permettent d’évaluer votre idée en elle-même (LanceTonIdée) et d’autres peuvent d’ores et déjà vous donner une évaluation de sa rentabilité à travers ces 4 méthodes.

Le DCF ou le discounted cash flows

Le discounted cash flows, littéralement le flux de trésorerie actualisé, consiste en une méthode d’évaluation des entreprises. Elle actualise les flux futurs en vue d’obtenir la valeur de la startup à une date T.

L’approche implique le choix d’une durée et d’un taux d’actualisation. Le premier critère repose sur la visibilité de la startup, tandis que le second s’applique essentiellement aux entreprises cotées en bourse.

Le DCF calcule la performance économique des actifs existants et des nouveaux actifs afin d’en ressortir les gains de productivité. Il annonce deux issues pour votre entreprise. La première prévoit une croissance continue de l’activité et donc un flux de trésorerie en courbe croissante suivant un rythme moyen. La seconde présage une revente de la startup au bout de quelques années de croissance.

La first chicago method

La first Chicago method est une variante du DCF. L’appellation est inspirée de la banque qui a été la première à utiliser la méthode : la First Chicago Bank. À l’image du modèle originel, la First Chicago Method imagine un schéma qui servira de base à l’évaluation. Elle avance 3 scénarios :

  • un best-case ou un meilleur scénario ;
  • un cas normal ;
  • un scénario pire.

Flexible, elle diffère du DCF par ses options plus élargies. Cependant, la technique est uniquement fondée sur le jugement humain, ce qui remet en cause sa crédibilité.

La méthode de Berkus

La méthode de Berkus s’adresse aux startups sans trésorerie. Elle exploite les données susceptibles d’influer sur votre chiffre d’affaires, comme les facteurs de risques, la valeur des immobilisations, les flux de trésorerie… L’approche donne un aperçu de la valorisation de votre entreprise.

La méthode de Berkus s’appuie sur la technique de la comparaison. Elle vous invite à récupérer les données de l’entreprise concurrente la plus proche de la vôtre :

  • le projet ;
  • les qualités du management ;
  • le prototype ;
  • la capacité à lancer le produit ;
  • le business model.

Attribuez à chaque élément une somme allant de 0 à 400 000 euros qui situera votre startup par rapport aux concurrents.

Le risk factor summation method

Le risk factor summation method ou la méthode de la somme des facteurs de risque revisite la méthode de Berkus. Il calcule la valeur de votre startup, puis ajuste la valeur obtenue en s’appuyant sur 12 critères :

  • l’équipe dirigeante ;
  • la maturité de l’entreprise ;
  • le risque légal/politique ;
  • le risque industriel ;
  • le risque commercial ;
  • le risque concurrentiel ;
  • le risque financier ;
  • le risque judiciaire ;
  • le risque dans l’internationalisation ;
  • le risque dans les relations publiques ;
  • la chance de sortie fructueuse.

Au même titre que la méthode de Berkus, le risk factor summation method requiert plusieurs données-clés difficiles à obtenir.

Les erreurs à éviter lors de l’évaluation de votre startup

L’évaluation d’une startup est une opération capitale, car elle détermine la valeur de votre activité. Pourtant, elle s’avère complexe, car difficile à réaliser. Les débutants tombent souvent dans le piège de la surestimation, une erreur qui peut nuire à votre crédibilité aux yeux des investisseurs.

Lors du calcul, l’application de la règle empirique du 20 % de dilution maximum à chaque tour de table est déconseillée au risque de surévaluer de votre startup.